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16 juin 2017 EN ROUTE !

Nous connaissons donc maintenant le pilote du paquebot France, il faudra patienter encore un peu pour confirmer qu’il dispose de l’équipe engagée aux différentes échelles, relayant la dynamique émanant du terrain, de la société civile comme on l’entend souvent en ce moment. Dans paquebot, il y a lourdeur et inertie. Il faudra beaucoup d’énergie pour embarquer sceptiques et antis et surtout, faire la preuve par l’exemple. Mais dans paquebot, il y a aussi sillage et trajectoire, et il me semble qu’il faut s’inscrire dans cette belle énergie et contribuer aux mutations nécessaires à tous niveaux de notre société, de nos modes de faire, de notre environnement, de nos usages, de nos consommations…plus grand sera le nombre de participants actifs au projet, plus important sera le changement. Misons sur l’effet papillon !

Personnellement, je crois (car je vois) que ce sillage nous aide à avancer, libère l’esprit et autorise le pas de côté. De nombreuses idées s’expriment, bousculent, revisitent et entraînent un mouvement positif. « Qu’appelle-t-on penser :  Penser, c’est ce qui donne à penser » disait le philosophe Heidegger. Ainsi, nous nous éloignons de l’équation infernale « problème/solution » qui stérilise l’agilité, pour privilégier l’émergence d’une l’intelligence collective au cœur de ce foisonnement d’idées et d’initiatives, dont la direction sera déterminée mais pas, a priori, le résultat final.

Pour cette 54ème édition presque estivale, nous vous invitons à partager notre actualité du moment.

Tout d’abord, notre invité est Pierre Bertiaux, maire-adjoint à l’urbanisme et à l’aménagement durable de la Ville d’Orsay (91), pour laquelle David Lizion vient de conduire l’élaboration du PLU. Il a souhaité décrypter avec lui la conduite du projet et les fondamentaux qui l’ont sous-tendu. Il est question de l’intérêt général, local ou régional… un consensus à trouver certes mais sans rogner les ambitions initiales et finalement, la cohérence stratégique du projet.

Dans l’idée de voir plus loin, j’ai trouvé que les outils du marketing territorial peuvent nous inspirer et nous aider à une lecture décloisonnée des sujets de l’aménagement du territoire. A l’initiative d’Eléonore Hauptmann (personnalité souvent précurseuse et alors investie à l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine), un groupe de travail animé par Marc Marynower (agence MMAP) a réfléchi pour déterminer comment les techniques du marketing territorial pouvaient se décliner sur les quartiers en renouvellement urbain. Pour l’avoir testé, l’angle me semble intéressant et je le partage avec vous.

« Après la ville diffuse, un retour à la proximité ? » C’est ce que Pauline Marchal et Pablo Carreras ont questionné dans leur article. Dans la définition des stratégies de développement urbain, remettre l’humain au cœur de la conception des villes et rendre possible le rapprochement des lieux de vie et des lieux d’emplois peuvent devenir des moteurs.

Enfin, Raphaëlle Bergerot nous fait part de son ressenti à l’occasion de sa visite au Pavillon de l’Arsenal, qui a accueilli jusqu’au 4 juin une exposition consacrée à Haussmann, préfet de la Seine de 1853 à 1870. « Son nom incarne par extension un siècle de travaux qui déterminent aujourd’hui encore l’organisation urbaine de la ville et l’identité de la capitale ». En d’autres termes, il a fixé un cap et défini une stratégie… Un exemple à suivre ?

Bonne lecture et bon vote.

Cécile Bouclet.