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16 mai 2018 Urbanistes, artisans indépendants

La France reprend du souffle : croissance, embauches, les dynamiques de marché sont plutôt bonnes ! Je profite de cette embellie pour réaffirmer les valeurs que nous sommes nombreux à partager.

Confectionner un projet ou une étude unique avec son maître d’ouvrage, une co-construction artisanale singulière en somme, doit être un leitmotiv de nos professions. Evitons de céder à la facilité en appliquant les méthodes standardisées qui abandonnent la créativité au profit. Aux avant-gardes commerciales de sociétés d’ingénierie intéressées à proportion des travaux, ou encore aux filiales et sous-filiales de financiers qui ont visiblement des ambitions hégémoniques, opposons nos qualités humaines, relationnelles et nos technicités sans cesse réinventées.

Les articles de notre lettre de printemps illustrent cette indépendance intellectuelle, indissociable de celle de nos finances.

Sortons des discours malhonnêtes sur le profit écologique ou environnemental … Osons reconnaître les impacts des projets urbains ou d’infrastructures. Eviter le mépris de « l’avant » et la suffisance de « l’après » ! Robin Chalot nous livre un article sans concession sur le mythe de l’urbanisation à biodiversité positive. L’hectare le plus rentable pour l’humanité n’est-il pas celui qui n’est pas consommé ?

Regardez en-dessous ! La verticalité de nos villes est en partie invisible mais les idées abondent sur la valorisation de nos sous-sols. Pauline Marchal nous invite à orienter nos regards sur des espaces insécures et relégués qui intéressent de plus en plus d’investisseurs et questionnent nos façons de penser la ville et les déplacements.

Que dire des vélos « sauvages » de nos villes, sans borne ni maître, si utiles et adaptés mais qui interrogent sur le bien vivre ensemble et peinent finalement à s’imposer ? Damien Mathieu propose son éclairage sur le sujet.

Notre invité pour cette lettre, Alix Galbois, Président du Syndicat Mixte de Transports de la Réunion (SMTR), témoigne avec lucidité d’un constat d’échec des politiques de mobilité à La Réunion. Nous avons accompagné le SMTR dans l’analyse de l’Enquête Déplacements Grand Territoire. Les constats engagent les instances locales à être encore plus actrices d’un aménagement raisonné de leur territoire.

Bonne lecture à tous.

 

David Lizion